BAP en bref

Fermer Pourquoi BAP ?

BAP dans la presse

Fermer BAP dans la presse

Rejoignez-nous

Vous souhaitez mieux nous connaître ?

Des propositions à formuler ?

Des suggestions à nous faire ?

Vous souhaitez réagir ?

Nous contacter
Adhérez
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Recherche



Actualité


Monsieur Patrick DRUELLE Adjoint au chef de service régional de la forêt et du bois de Nouvelle-Aquitaine Mairie de BRIVE - Place Jean Charbonnel 19100 BRIVE
BRIVE, le 17 septembre 2018
V/Réf. : Enquête publique PPRI du bassin de BRIVE
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Pour gérer plus efficacement les situations en période de crise, il faut impérativement mieux prévoir les inondations, mieux identifier les bâtiments et les populations vulnérables et mieux communiquer le risque d’inondation.
Le plan de préventions des risques actuel de Brive et Malemort et la nouvelle cartographie des zones inondables étendue à 5 autres communes du bassin de Brive sont-ils suffisants ?
Quels travaux sont nécessaires et quelle échelle doit-elle être envisagée pour traiter de ce problème majeur qui affecte potentiellement plus de 8000 brivistes ?
Autant de questions qui sont au cœur de l'avenir de l'aménagement de Brive et qui ont fait l’objet du troisième atelier citoyen de notre association le 26 mai dernier.
C’est la raison pour laquelle nous souhaitons porter sur le registre du commissaire enquêteur une copie du compte rendu de cette réunion à titre collectif et du ressenti à titre individuel sur le risque inondation par débordement de la rivière Corrèze :
« Le risque inondation est une préoccupation majeure pour le bassin de Brive qui a connu en 2001 la plus forte crue mesurée à Brive depuis 1960 et qui vit chaque hiver avec cette épée de Damoclès sur la tête (cf. janvier 2018).
Avec la modification du climat, ce risque va devenir récurrent et la vie de nombreux brivistes en sera davantage affectée.
Cartographier les risques ne sert à rien si, dans le même temps on ne met pas en œuvre les moyens pour les éviter ou, à tout le moins, les limiter.
Or, ce nouveau PPRI ne permet pas d'avancer sur la protection des risques et la vulnérabilité des personnes.
Ce plan n’est pas abouti en ce qu’il n’a pas la dimension requise et qu’il ne prévoit que des interdictions et aucune solution.
Envisager un plan de prévention des inondations suppose de penser en terme de bassin versant (qui est l’ensemble du territoire qui recueille l’eau pour le concentrer dans la rivière et ses affluents) et de quantité ruisselée.
Les inondations qui frappent les sept communes concernées ne sont que la résultante en aval des contraintes créees en amont.
Dans la mesure où l’on ne peut pas supprimer les crues, on doit organiser des transferts de volumes à l’échelle de la totalité des bassins versants.
Une politique de prévention n’est donc efficace que si elle s’accompagne d’un aménagement envisagé sur la globalité du bassin versant et qu’elle fait l’objet d’une appropriation tant des acteurs publics que privés.
Les aménagements pour diminuer le risque, à travers les mesures techniques de protection contre les crues, doivent être intégrés dans la réflexion d’un PPRI.
Elles consistent notamment à stocker l’eau pour mieux la gérer (barrages écrêteurs de crue ; retenues collinaires ; zones humides ; bassins de rétention d’eau).
Le débordement des cours d’eau dans les zones humides périphériques (mares, bras mort de rivières, etc.) et la rétention d’eau provoqueront ainsi une diminution du débit et un étalement dans le temps du débit maximum d’eau, et donc des crues.
Ce nouveau PPRI, qui ne modifie et ne réduit en rien l’aléa, n’est donc, au final, qu’un document administratif par lequel l’État et les collectivités territoriales cherchent à exonérer leur responsabilité en cas de crue majeure ne répondant pas au besoin majeur de protection des populations impactées. »
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma haute considération.

 

Christophe CHASTANET - Président de BRIVE AVENIR ET PASSION


AGENDA
Réseaux sociaux
^ Haut ^